lundi 27 février 2017

Les secrétaires de mairie, auxiliaire des médecins


Les secrétaires de mairie doivent assister les médecins vaccinateurs lors de leur passage dans la commune ; les instituteurs secrétaires de mairie également sous réserve que les séances aient lieu en dehors des heures de classe.
C'était en 1905 et la circulaire ministérielle est prise en exécution du service de la vaccination obligatoire.


Dans les années 1970-1980, un fichier vaccinal était tenu à jour dans chaque commune. Le secrétaire de mairie convoquait les enfants à vacciner et assistait aux séances de vaccination pour mettre à jour ce fichier. Une infirmière assistait également à la séance. Dans ces années-là, c'était le docteur LECOUF de Fresnoy le médecin vaccinateur. 
Les parents qui faisaient vacciner leurs enfants par leur médecin traitant étaient tenus de présenter le carnet de santé en mairie après la vaccination.

Les obligations vaccinales ont bien changé depuis.

dimanche 26 février 2017

Les élus de Croix en 1908


Le "Journal de Saint-Quentin" ne nous donne pas le nom des deux élus du secod tour.



Source : Le Journal de Saint-Quentin - 1908- B.M. Saint-Quentin

samedi 25 février 2017

La Somme insignifiante

Le fonds local de la bibliothèque municipale de Saint-Quentin étant fermé hier, je me suis dirigé vers Emmaüs où les compagnons organisaient une vente spéciale 'vieux livres".
Pour quelques euros, je suis reparti avec plusieurs kilos de revues et d'hebdomadaires sous le bras. J'aurais pu également repartir avec des petits livres dont l'école essignyacoise s'est débarassée.

Parmi mes acquisitions un petit manuel de géographie départementale à l'usage des élèves se présentant au certificat d'études primaires.

En légende d'une photo, la Somme est qualifiée d'insignifiante. Si quelconque qu'elle n'est même pas citée dans l'hydrographie axonaise.



Quant à l'Escaut, il n'est même pas reconnu comme fleuve puisque l'auteur J. Pinon, directeur d'école,  le définit comme affluent de la Meuse.

Cet opuscule n'est pas daté mais on peut penser qu'il a été imprimé dans les années 1930 compte tenu de la population indiquée pour l'Aisne (489 300 habitants) qui correspond à celle des années 1930.


vendredi 24 février 2017

École : les devoirs à la maison supprimés

Chaque ministre, qu'il soit de l'instruction publique, de l'éducation nationale ou de l'éducation, pour peu qu'il reste en poste un peu plus longtemps que la "moyenne" donne son nom à une réforme. Et le rythme va en s'accélérant.
Il en est une qui revient régulièrement, une qui est rarement appliquée par les instituteurs ou les professeurs des écoles, diversement comprise par les parents, applaudie, je suppose, par les élèves : c'est celle de la suppression des devoirs à la maison.
Est-ce d'ailleurs une réforme puisque les devoirs à la maison sont proscrits depuis plus de 100 ans en Haute-Marne par exemple. La circulaire de 1956 sur cette suppression est bien connue ; d'autres l'ont suivie, l'ont rappelée, l'ont confirmée.

J'ai retrouvé dans un numéro de 1913 du Guetteur de Saint-Quentin un article sur le sujet. 


 J'ai retrouvé le courrier adressé par l'inspecteur d'académie de la Haute-Marne à ses collaborateurs


Objet : suppression des devoirs écrits dans la famille.
L'inspecteur d'académie

Mes chers collaborateurs,

J'ai appelé déjà votre attention sur les devoirs écrits faits dans la famille. Je vous ai dit que l'utilité en était fort contestable, qu'ils risquaient, après une journée scolaire de six heures, de fatiguer l'enfant, que les conditions matérielles où ils sont la plupart du temps exécutés, pouvaient les rendre nuisibles à la santé de nos élèves ; et je vous ai recommandé de les donner très courts, si vous ne les supprimiez pas tout à fait.
J'estime, expériences faites, que leur suppression absolue s'impose.
Elle s'impose, pour les raisons que je viens de rappeler brièvement, dans l'intérêt des enfants, qui sont exposés, dès le cours préparatoire, à un surmenage anormal. Car ce n'est pas seulement les plus grands élèves qui ont à faire de ces devoirs : j'ai vu des bambins de six ans astreints à copier, le soir, des listes de mots, ou à chiffrer des opérations interminables, et dont les maîtres s'excusaient sur le désir des parents.
Elle s'impose, dans l'intérêt des études. Les enfants ne peuvent que travailler mal dans des conditions défectueuses. Ils y oublient les méthodes de l'école. Et l'éducation même n'est pas sans en être fâcheusement touchée. Il est impossible en effet que le maître contrôle toujours, et toujours sérieusement, les devoirs faits à la maison. L'enfant s'habitue alors à bâcler un travail, à qui le maître ne peut pas accorder l'attention nécessaire, et à se contenter d'une besogne matérielle et machinale, pourvu qu'elle ait une certaine correction extérieure.
Elle s'impose encore, cette suppression, dans l'intérêt des maîtres. Vous avez mieux à faire, pour votre santé et pour votre classe, que de “ mettre du rouge ” sur des cahiers. Réservez vos corrections aux travaux faits sous votre direction et votre surveillance. Et vous cesserez, par surcroît, d'être exposés à des plaintes et à des réclamations : des tâches sont parfois mal dosées, ou on trouve qu'elles le sont ; il arrive que l'on compare d'école à école, de commune à commune, les manières de faire différentes des maîtres... Pourquoi donc conserver cette routine des devoirs à la maison, qui n'a que des avantages très minces et très problématiques, pour des inconvénients assurés ?
Entendez bien, cependant, que je n'interdis pas toute occupation dans la famille après la classe du soir : il ne s'agit que des exercices écrits. Je verrais au contraire avec plaisir que vous donniez comme tâche à vos élèves, avec une leçon à apprendre, tantôt la préparation de la lecture du lendemain, dont ils vous rendraient compte, tantôt un petit dessin d'imagination dont vous leur auriez indiqué le thème, tantôt un travail manuel intéressant... Et vous satisferiez ainsi, sans dommage ni surcharge pour personne, et avec un profit éducatif réel, aux désirs des familles qui demandent qu'on occupe un peu leurs enfants après l'école.
Vous voudrez donc bien, sous bénéfice des observations précédentes, supprimer absolument les devoirs écrits dans la famille. Cette circulaire sera appliquée, sans exception, à partir du 1er janvier 1913.

Cette circulaire ne fait que conforter l'idée de l'inutilité voire de la nocivité de ce qui était déjà constaté en 1885 :


"C'est mon cahier de Devoirs à la maison", me dit l'élève.

Je le feuillette ; chaque page porte un grand signe au crayon bleu qu'y a laissé la main du maître. Je prends deux, trois, dix, vingt cahiers, sur tous je retrouve le même signe. Je lis un de ces cahiers ; il est émaillé de fautes dont pas une n'a été touchée ni même soulignée. Ainsi des autres cahiers. Qu'est-ce alors que ce signe ? un trompe-l'œil ? Le maître a l'air d'avoir corrigé le devoir ; le directeur a l'air de croire que le devoir a été corrigé ; l'inspecteur primaire a l'air d'avoir vérifié. Rien de mauvais comme cette série d'apparences convenues. Et l'élève, que pense-t-il ? qu'il faut avoir l'air de faire son devoir ? Mais, me dit-on, le maître n'a pas le temps de voir chaque jour tous ces devoirs. Je comprends ; qu'il n'en voie que dix, ou moins encore ; mais qu'il les voie vraiment ! Ne faisons rien que de sincère, rien que de sérieux ; et par notre exemple apprenons à nos enfants à ne rien faire que de sincère, que de sérieux.

E. A., in Revue pédagogique, 1885

Sources :
Le Guetteur de Saint-Quentin 1913 - Bibliothèque municipale de Saint-Quentin
Site internet "Éducation, linguistique, société" de Samuel Huet.

jeudi 23 février 2017

Fonsomme 1908 : 6 socialistes et 6 modérés élus

Deux tours ont été nécessaires pour composer le conseil où siègent 12 membres.
6 sont des socialistes, 6 des modérés.
Qui est le maire ? Qui est l'adjoint ? 
Le "Journal de Saint-Quentin" ne l'écrit pas.

Le 1er tour


Le 2nd tour


Le nouveau maire est Charles CABARET.
Pour cette mandature, la 1ère mention de l'adjoint sur le registre d'état-civil date de décembre 1910 ; il s'agit de Lucien MACRÉ. Il est âgé de 39 ans et exerce la profession de débitant à cette date.
Dans l'acte signé par l'adjoint, Charles CABARET intervient en tant que témoin, il est alors âgé de 58 ans et exerce la profession de menuisier.

Le maire et l'adjoint sont-ils socialistes ? modérés ?

Sources :
Le "journal de Saint-Quentin" à la bibliothèque municipale de Saint-Quentin
Les registres de l'état-civil de Fonsomme aux archives départementales de l'Aisne.

mercredi 22 février 2017

Que s'était-il passé en 1905 à Essigny ?

Difficile à dire à la lecture du seul "Journal de Saint-Quentin" malgré trois petits articles.
Il semblerait qu'il y ait eu une démission de tout le conseil ou une dissolution de ladite assemblée puisqu'on parle de 10 candidats (il n'y avait que 10 élus à l'époque).

Donc une élection mais les résultats ne sont pas publiés dans ce périodique et il faut aller chercher les noms des élus dans les commentaires

Le Journal de Saint-Quentin parle du clan Ballet, de collectivisme, de liste de 10 candidats dont cinq pris d'un côté et cinq de l'autre, du terrible citoyen Mousler, de socialisme indépendant, de tourne-casaque, d'anti-collectivistes, de fureur, de rage impuissante, d'alliance socialiste, de politique de village, de candidature de dernière minute, d'abstention décidée.
Bonjour l'ambiance !

Qui sont donc les élus ?
Roger, maire et Duquenne, adjoint
Godefroy et peut-être Mousler et Hoquet Gaston.
Les autres élus ne sont pas cités dans ces articulets.

Garde champêtre en 1908

Le 7 avril 1908, Louis POULAIN, le garde-champêtre de la commune se voit décerné la médaille d'honneur  des agents de la police municipale et rurale par le président du conseil, ministre de l'intérieur.