samedi 21 octobre 2017

Promenade dans les environs de Saint-Quentin (6)

   De Croix-Fonsommes pour retourner à Saint-Quentin par un autre chemin que celui qui passe aux sources de la Somme, on prend la route qui traverse le chemin de fer du Nord et qui conduit à Sequehart. On rencontre bientôt une petite vallée très bien cultivée, et l'on voit devant soi, vers le nord-ouest, Fontaine-Uterte, sur un mamelon situé à gauche de la route du Cateau en allant vers Saint-Quentin.


  Il y a là une belle propriété qui appartenait sans doute autrefois aux seigneurs de l'endroit.


[suit une liste des différents seigneurs du lieu]
Le château de Fontaine-Uterte au début du XXème siècle
   Il est question de Fontaine-Uterte dans le cartulaire de l'abbaye d'Homblières, année 1168. On écrivait alors Fontanis-in-Colle, Fontanis-in-declivio.

[suit une liste des différents noms du lieu]

   Suivant Melleville, Fontaine-Uterte tirerait son nom des sources d'eau vive qui sortaient autrefois de terre au milieu du village. Nous croyons qu'il se trompe. Les différentes dénominations données à ce village indiquent qu'elles résultent de sa position sur une éminence, un tertre, une colline.
   La seigneurie relevait autrefois de Bohain et de Thorigny.
   Ce village faisait partie autrefois de l'intendance d'Amiens, des bailliage et élection de Saint-Quentin et du diocèse de Noyon. En 1698, sa population était de 104 habitants, en 1800, de 350 ; elle est aujourd'hui de 247.
   La superficie de son territoire est de 577 hectares.
   Ajoutons que Fontaine-Uterte est la patrie de Pierre de Fontaine, auteur des Us et Coutumes de la France et du Vermandois, ouvrage écrit au commencement du XIIIème siècle et dédié à la reine Blanche sous le titre de Li livre de la Reyne. Pierre de Fontaine fut historien et maître de requêtes du roi Saint Louis. 


[En fait, Pierre de Fontaine(s) n'est pas natif de Fontaine-Uterte.
Il s'agit de la famille des seigneurs de « Fontaine » ou « Fontaines », c'est-à-dire Fontaine-sur-Somme, entre Abbeville et Amiens.]

Sources :
Société académique de Saint-Quentin
Gallica, Bibliothèque nationale de France
Géoportail, extrait de la carte d'état-major, XIXème siècle 

A suivre

jeudi 19 octobre 2017

Promenade dans les environs de Saint-Quentin (5)

   De Fervaques on va à Croix-Fonsommes, en suivant la route qui passe tout près des sources de la Somme, et en face de la ferme.
   On arrive bientôt à ce village après avoir traversé la rigole où coule l'eau de l'Oise qui va alimenter le canal de Saint-Quentin à Lesdins.


   Cette rigole est bordée de peupliers. Seulement beaucoup de ces arbres, toujours beaux tant qu'ils conservent leur vigueur, sont morts et présentent le plus triste aspect. Ils sont chétifs, décharnés, et on s'étonne qu'ils ne soient pas encore remplacés.
   Croix-Fonsomme est aussi un beau village ayant actuellement une population de 503 habitants. Son église est ancienne. Le clocher un peu courbé semble se pencher pour saluer les trains qui passent sur le chemin de fer du Nord tout près du village.
   Croix-Fonsommes faisait autrefois partie de l'ancien Vermandois, de l'intendance d'Amiens, des baillage et élection de Saint-Quentin et du diocèse de Noyon. Il fait partie aujourd'hui du canton de Bohain. En 1698, sa population était de 144 habitants, et de 5261 en 1860. La superficie de son territoire st de 943 hectares.


La mairie avant 1914
   Ce village doit son nom au voisinage des sources de la Somme. Son territoire appartenait autrefois en grande partie au chapitre de Saint-Quentin qui le donna plus tard à l'abbaye de Saint-Foillans-de-Roeux dans le Hainaut.
Melleville dit qu'en 1826, lors de la construction de la rigole du canal, on découvrit de nombreux vestiges de constructions en grès et de tombes en pierre provenant d'une ancienne maison de Templiers.
La seigneurie appartenait au chapitre de Saint-Quentin.

[Suivent différents noms portés par la commune au fil du temps]

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Méricourt est un hameau très ancien dépendant de Croix-Fonsommes. Il en est question dès l'année 977, dans une lettre du pape Jean XII. On l'appelait alors Merulficurtis. En 1203, il est signalé en ces termes dans un document de l'époque : In territorio de Meurincourt. En 1225 et 1226, il est cité dans le cartulaire de l'abbaye de Fervaques sous les noms de : Mérincort et de Morincort. On l'a appelé aussi Mélicourt.
La seigneurie relevait de la châtellenie de Saint-Quentin. Ce hameau a appartenu aussi à l'abbaye d'Homblières. 

[Suivent les noms de différents seigneurs de Méricourt]

Il y a 80 ans, on comptait 8 ménages seulement à Méricourt.
L'emplacement du château des seigneurs de Méricourt se remarque encore très bien aujourd'hui.

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Sources :
Société académique de Saint-Quentin
Géoportail, extrait de la carte d'état-major, XIXème siècle
A suivre

mardi 17 octobre 2017

Promenade dans les environs de Saint-Quentin (4)

   L'ancienne abbaye de Fervaques se trouvait tout près des sources de la Somme. On voit aujourd'hui sur son emplacement une ferme importante dont l'entrée est à une trentaine de mètres seulement de l'endroit où les sources laissent échapper leurs eaux.

[Suivent différents noms portés par ce lieu au fil du temps]

   Dans le cartulaire de l'abbaye de Fervacques qui se trouve dans les archives du département de l'Aisne, on lit ce qui suit :
"Fervacque, anciennement  nommé Favarchque, est situé au comté de Vermandois, ressort de Sainct-Quentin, une lieue des pays de Cambresis entre le  village de Croix et Fonsommes ; ces pourquoi les religieuses anciennement estoient appelées les religieuses de Fonsommes. La maison est située dans ung vallon avant l'estang qui borne une partie de la maison ; le dict estang prenant son accroissement des fontaines qui sont dans l'abbaye, proche la place nommée le Pont-de-Cambray, rt le dict estang avec les fontaines fot l'origine de la rivière Somme. Le dict lieu semble être appelésFervacques (a Ferventibus aquis) à cause des eaues qui sont fréquentes et qui semblent bouillonner."



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   Dans son histoire de l'abbaye de Fervacques, l'abbé Poquet a reproduit, d'après la Gallia Christiana, l'acte de donation de René et de femme Elisabeth, en faveur de l'abbaye.
   On dit qu'il ne reste plus que de faibles vestiges et quelques souterrains de cet antique monastère dans lequel on trouvait avec l'église, le cloître, la salle capitulaire, le réfectoire, le chauffoir, la cuisine, les doctoirs, l'infirmerie, le noviciat, les écoles, le pensionnat, tous les bâtiments nécessaires pour les approvisionnements, pour les ateliers des divers corps d'état, des écuries, des basses-cours, des granges, et des jardins dans lesquels on récoltait des légumes et des fruits pour l'établissement.

[Suit une liste des différentes possessions de l'abbaye]

   Cette communauté religieuse eut beaucoup à souffrir des guerres qui désolèrent autrefois nos contrées. L'abbaye fut saccagée en 1395 par les troupes du duc d'Anjou et en 1532, les Espagnols s'en emparèrent et chassèrent les religieuses. Elles y revinrent en 1634. Mais les Espagnols ayant envahi de nouveau le pays, les religieuses se réfugièrent à Paris, et vinrent, quelques années plus tard se fixer à Saint-Quentin dans le bâtiment en ruines qu'on appelle Fervaques, rue du Palais-de-Justice.

   En 1320, on comptait dans l'abbaye de Fervaques 50 sœurs, novices et écolières, 20 moines, chapelains, profès et novices, et 20 sœurs converses. La communauté des hommes paraît avoir été supprimées vers le milieu du XIVème siècle.

Le mot Fervaques vient de ferventes aquoe (eaux bouillantes). En effet, quand les sources sont abondantes, les eaux semblent sortir toutes bouillonnantes du calcaire.

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Sources :
Société académique de Saint-Quentin
Département de l'Aisne - Archives départementales de l'Aisne, H1631

dimanche 15 octobre 2017

Promenade dans les environs de Saint-Quentin (3)

   On quitte Essigny-le-Petit en passant sous le pont du chemin de fer du Nord et l'on arrive à la fabrique de sucre et aux fermes de Courcelles, dépendance de Fonsomme.
   Il est question de Courcelles au Xème siècle dans plusieurs documents.

[suit une partie historique sur Courcelles]




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   De Courcelles on arrive presqu'aussitôt à Fonsommes. C'est un beau village. On y trouve une place assez vaste et plantée de beaux arbres. La mairie et les écoles s'élèvent en face, sur le bord de la rue qui conduit aux sources de la Somme.



 
Le village est bâti sur la rive gauche de la rivière, de la rigole du canal et tout près du chemin de fer. Il est aussi très ancien. Il est cité dans de vieilles chartes, dont la première remonte à l'année 1140.
   Entre Courcelles et Fonsomme, le terrain est plat ; il fait partie de la vallée dans laquelle commencent à couler les eaux de la Somme. On y voit des terrains cultivés, des oseraies, des taillis et des fossés remplis d'eau. Les oiseaux chantent et font leurs nids en cet endroit.
   En quittant la place de Fonsommes, la pente est rapide et la voiture vous conduit très vite aux sources de la Somme et sur l’emplacement  de l'ancienne abbaye de Fervaques. Vous arrivez sur un petit monticule couvert d'arbres, et vous voyez à votre gauche comme un abreuvoir rempli d'eau et à 40 et 50 mètres plus loin, la ferme qui porte le nom de Fervaques.
   Quand l'eau sort abondamment du calcaire, vous vous placez sur le gazon qui borde les sources vers le sud et vous voyez l'eau s'échapper de tous côtés. Elle prend son cours dans un large fossé pour se diriger dans la vallée de la Somme et arroser, avec les eaux des autres sources de la vallée, notamment celles de l'étang d'Isle à Saint-Quentin, un très grand nombre de localités jusqu'à Saint-Valery, où elles se jettent dans la mer.

[suit une partie géographique sur le cours de la Somme avec la liste de toutes les communes traversées]

   A Fonsommes, les sources sont à un peu plus de 80 mètres d'altitude et les plus hautes collines qui les entourent du côté de Fontaine-Uterte, Croix-Fonsomme, Fieulaine et Fontaine-Notre-Dame à plus de 150 mètres.

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[suit une partie historique sur Fonsomme]

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   Il y avait autrefois tout près de Fonsommes une ferme du nom de Saint-Prix, et qui formait un fief.
   On a conservé les noms de deux seigneurs de cet endroit qui vivaient au XIIIème siècle, Raoul de Saint-Prix, fils d'un des seigneurs de Brancourt, et en 1289, Jean, chevalier, fils du précédent.
   En 1140, René, seigneur de Fonsommes, fit construire une église à l'extrémité de ce village et à proximité de la ferme de Saint-Prix, et en donna l'autel à l'abbaye de Montreuil. D'après Melleville, l'abbé de Saint-Prix permit à l'abbesse de consacrer cette église franche de la paroisse de Fonsommes, sous la condition de payer au curé de cette paroisse une redevance annuelle d'une livre de cire et à Saint-Prix 12 deniers, et de ne pouvoir enterrer les paroissiens de cette dernière localité, ni de les recevoir en confession ou à l'offrande.

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Une foire annuelle fit établie à Fonsommes en 1620 et confirmée en 1742 par lettres-patentes de Louis XV.

[suit la traduction de cette lettre patente]

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   La foire de Fonsomme a été transformée plus tard en un marché franc qui n'existe plus maintenant. 
Il y a sur le territoire de ce village un lieudit la Tombelle, qu'on nomme aussi Motte Guerlot, du nom d'un individu qu'on y aurait brûlé il y a près de 200 ans en  punition de ses crimes.

[suit une nouvelle partie historique sur Fonsomme]


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  En l'année 1334, Gobert II, seigneur de Fonsommes et Sénéchal du Vermandois eut des difficultés avec le Chapître de Saint-Quentin. Il devait, en certains jours, fournir des parts et des collations aux chanoines, et comme il s'acquittait très mal de ses obligations, le Chapître le cita devant le Parlement de Paris qui le condamna à satisfaire tant pour le passé que dans l'avenir à tout ce qu'il devait aux dignitaires de l'église de la ville de Saint-Quentin.
  En 1760, la population de Fonsommes était de 158 habitants ; de 315 en 1800 ; de 810 en 1861. Elle n'est plus aujourd'hui que de 701.
  La superficie du territoire de ce village est de 960 hectares. 

Plan de Fonsomme et de Fervaques en l'an 1741

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 (A suivre)


Sources : 
Société académique de Saint-Quentin
Département de l'Aisne - Archives départementales de l'Aisne, H1631 
Géoportail, extrait de la carte d'état-major, XIXème siècle

vendredi 13 octobre 2017

Promenade dans les environs de Saint-Quentin (2)

En quittant Morcourt, on suit la route qui conduit à Remaucourt et à Essigny-le-Petit. C'est une route peu agréable. La plaine n'est guère accidentée, et l'on ne voit de verdure et d'ombrage, au mois d'avril, que dans la vallée de la Somme du côté de Remaucourt.

Du sommet de la route, à mi-chemin environ de Morcourt et d'Essigny, on aperçoit dans le lointain le village de Fontaine-Uterte, avec ses maisons et ses granges couvertes d'ardoises et de tuiles rouges dont l'effet au soleil est des plus poétiques.

La voiture avance et bientôt on voit le village et le clocher de l'église de Remaucourt, la maison de campagne de la famille Desjardins, de Saint-Quentin, son jardin et ses prés couverts d'arbres et de verdure.

On traverse le chemin de fer, et l'on voit se dérouler à sa gauche la vallée de la Somme dans laquelle se trouvent la rigole du canal, des arbres, et le commencement des terrains marécageux.

On entre dans Essigny dont les abords à votre gauche sont sillonnés de fossés quelquefois remplis d'eau, et entourés d'arbres et d'arbrisseaux sur lesquels les oiseaux du pays chantent et font leurs nids.

[Le clocher perdu]

On traverse la grande rue du village, on passe près de la pauvre et modeste église dont le clocher perdu depuis longtemps, dit-on, n'a pu encore être retrouvé, et l'on rencontre à sa gauche [?] la mairie, la salle d'école et la place publique. On voit bientôt à sa gauche de beaux jardins, et la vallée où coulent les eaux de la Somme, toujours bordée d'arbres et couverte de verdure.

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Essigny-le-Petit est un village intéressant. Il a, en certains endroits, un aspect très coquet. On y trouve, après Saint-Quentin, la première gare du chemin de fer du Nord. Il a, en outre, un passé historique d'une certaine importance.

[suit une partie historique sur Essigny-le-Petit]


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Y avait-il un clocher comme le suggère Charles Poëtte en écrivant "dont le clocher perdu depuis longtemps, dit-on, n'a pu encore être retrouvé".

L'ancienne église a sans doute été construite au XVIIème siècle comme pourrait en attester l'appareil de la sacristie et du chœur  de l'église en"rouges barres (*)" qui serait d'abord apparu sur les églises à cette époque. La nef est, elle, en moellons de pierre blanche, sans doute du calcaire.
Pourquoi la façade est-elle, pour la partie basse en calcaire et pour la partie haute en briques, de même les contreforts de chaque côté du porche ?

Dessin de Joachim Malézieux vers 1870
Pourquoi la limite entre calcaire et briques de la façade n'est ni symétrique, ni horizontale ?

Peut-être bien le signe d'un clocher qui aurait pu s'effondrer : tempête, séisme, incendie, action de la pluie et du gel sur le calcaire.... ?

(*) 1 rang de moellons de craie, 3 rangs de briques

A suivre

Source : Société académique de Saint-Quentin

mercredi 11 octobre 2017

Promenade dans les environs de Saint-Quentin (1)

   Une boucle au départ de Saint-Quentin par les sources de la Somme.

    Charles POËTTE, directeur-gérant du journal "le Guetteur" a rédigé de nombreux ouvrages sur le Saint-Quentinois où se mêlent la poésie, l'observation, la légende et et l'histoire.

   J'ai ôté du texte initial les listes des seigneurs, les listes des différents noms des lieux ... pour mieux y revenir lus tard.  
   L'ouvrage de Charles Poëtte n'est qu'un texte non illustré. Les cartes postales anciennes, les dessins ou autres reproductions et photos ne sont là que pour illustrer les propos de Charles Poëtte.

"Le dimanche 24 avril dernier, je profitai encore de la température printanière pour faire une promenade aux environs de Saint-Quentin. J'allai visiter de nouveau les sources de la Somme, et l'endroit où s'élevait jadis cette abbaye de Fervaques dont le souvenir ne peut être effacé de notre histoire locale.
Pour se rendre de Saint-Quentin aux sources de la Somme, on passe par le Moulin Brûlé, Essigny-le-Petit et Fonsommes."

[Le moulin brûlé : un moulin à eau et un moulin à vent à proximité]

"On connaît  le lieudit le Moulin-Brûlé. C'est un endroit qui a ses agréments et où l'on voyait, il y  a longtemps, sur les hauteurs qui l'environnent un moulin à vent, et tout près, sur la Somme,un moulin à eau qui fonctionnait encore il y  a une trentaine d'années."

[suit une partie historique sur le Moulin-Brûlé]

"C'est aujourd'hui un but de promenade. Avant d'arriver au canal et sur les bords de la Somme, on trouve un estaminet très bien tenu où beaucoup de Saint-Quentinois aiment à se rendre le dimanche. On y arrive en passant par Remicourt et en suivant le beau chemin planté d'arbres qui fut ouvert et tracé en 1871, par la Commission municipale de la ville de Saint-Quentin.

L'avenue de Remicourt  - Collection particulière


Le chemin de fer du Catelet aboutit momentanément à cet endroit."

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[Un champ de courses à Morcourt]

"Du Moulin-Brûlé, on va à Morcourt en traversant le canal et la Somme, en face d'un estaminet très coquet, élevé sur l'emplacement même de l'ancien moulin à eau.
On suit un chemin carrossable, et l'on trouve à sa droite des marais qu'on s'efforce de rendre cultivable et à sa gauche, le champ de courses.
On arrive presqu'aussitôt à Morcourt. C'est un petit village, de modeste aspect, bâti en partie sur la Somme et traversé par le chemin de fer du Nord. L'église se trouve dans le bas du village près de la Somme, la mairie et l'école un peu plus haut sur la route qui conduit à Essigny-le-Petit."

L'église en direction d'Omissy - Collection particulière
 [suit une partie historique sur Morcourt]

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Le petit square à l'emplacement de l'ancienne église

(à suivre)

Source : Société académique de Saint-Quentin

lundi 9 octobre 2017

L'horloge de Fonsomme

Si les Fonsommois ont affublé les Essignyacois du surnom de "Ballonnistes", les Essignyacois les ont baptisés du surnom d'"horlogers".

Si on connaît l'année durant laquelle s'est posé le ballon à Essigny, de quand date l'horloge de la mairie de Fonsomme ? Sur toutes les cartes postales,  même les plus anciennes qui datent de la période 1900-1914, l'horloge est présente au fronton de la mairie. Alors ?

Dans le dossier des dommages de guerre 1914-1918, on trouve copie de la délibération décidant de l'acquisition de la fameuse horloge : elle date du 19 février 1889 ; elle a donc dû être posée au cours de cette année-là, il y a 128 ans, pour un montant estimé de 2 000 francs de l'époque.

Département de l'Aisne - Archives départementales de l'Aisne, 15R1073


Alors les "horlogers" de Fonsomme depuis 1889,
et les "ballonnistes" d'Essigny depuis 1894, 
au plus tôt.